GESS 2015 : Résumé des communications de l'atelier "Contradictions dans les systèmes de valeurs"

Les tensions liées aux différences de légitimité entre acteurs dans les organismes de l’ESS

Thierry Brugvin

Sociologue

LIPHA/Paris Est

Quelle est la hiérarchie des légitimités favorisant le plus la démocratie dans les différents types d’unités de production entre la propriété privée/publique et individuelle/collective ? Ces différentes légitimités parfois en conflit découlent des valeurs, des principes et des droits démocratiques à l’égalité, à la liberté, à la propriété, du droit de la majorité (sur la minorité) et du droit de représenter l’intérêt général par les élus du peuple souverain.

Valeurs et performance des coopératives sous forme de SCOP, le cas des cabinets de conseil

 Toufik LAHLOU

 Doctorant en Sciences de Gestion

 CEDAG/ Sorbonne Paris Cité/ Université Paris Descartes

 Laurice ALEXANDRE

Maître de Conférences HDR

CEDAG Sorbonne Paris Cité

Université Paris Descartes.

Les SCOPs (Sociétés Coopératives et Participatives sont des entreprises appartenant à l’économie sociale et solidaire (ESS). Les SCOPs se développent de plus en plus dans les secteurs du conseil en entreprise. Il existe peu de travaux portant sur l’influence des valeurs véhiculées par les SCOPs et plus particulièrement par les cabinets de conseil sous forme de SCOP sur leurs performances. A cet égard, nous nous sommes posé la question suivante : Comment les valeurs véhiculées par les cabinets de conseil sous forme de SCOP influencent leurs performances. Pour répondre à cette problématique, nous avons mené une étude qualitative auprès des différents acteurs (cabinets de conseils et clients). Les résultats démontrent que ces cabinets développent des pratiques similaires aux cabinets « classiques ». En outre, nous n’avons pu démontrer un lien direct entre les valeurs véhiculées par ces cabinets et leurs performances.

Tension entre exigences de la RSE et objectifs de compétitivité. Le cas des TPE d’un contexte difficile en république démocratique du Congo.

José NGIDJIMA LOLEKE

Doctorant

  CREOP, EA-4332, université de limoges

La communication s’interroge sur l’intérêt pour les très petites entreprises d’un contexte environnemental difficile de s’impliquer, aux exigences de RSE et à l’ESS, au regard de leur objectif de compétitivité sur le marché concurrentiel. Ce questionnement s’applique aux TPE artisanales des diamants du Kasaï en RD Congo, réputées pour leurs effets dévastateurs sur les plans social, environnemental et économique. L’analyse montre, que les TPE qui hésitent encore de s’impliquer dans cette démarche, considèrent que les exigences de la RSE sont génératrices de coûts supplémentaires par rapport à leurs coûts de revient et ne permettent pas de faire face à la concurrence, le prix du diamant étant fixé par l’acheteur ou les marchés extérieurs. Alors que dans un coté opposé, les TPEA déjà engagées dans la démarche RSE et de certification, en font un facteur de différenciation fort, de l’avantage concurrentiel et de compétitivité.

 

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